L’Afrique francophone attire les écoles

L’Afrique francophone attire les écoles

Signe de la croissance économique d’un continent pour lequel la Banque mondiale anticipe la multiplication par quinze de son produit intérieur brut d’ici à 2050, les écoles de commerce se multiplient en Afrique, en grave déficit de cadres supérieurs. Le marché africain intéresse de plus en plus les écoles françaises, qui y développent des partenariats. L’offre de formations est très diverse, souvent monopolisée par des écoles privées dont les coûts peuvent être astronomiques.

Parmi les pays francophones, le Maroc et le Sénégal dominent le classement 2014 établi par l’hebdomadaire Jeune Afrique. Dans le quatuor de tête figurent deux établissements de Casablanca, l’ESCA (une école de management) et l’ISCAE (Institut supérieur de commerce et d’administration des entreprises), ainsi que deux écoles établies à Dakar, l’International School of Management (ISM) et Bordeaux école de management (BEM), du groupe Kedge, installée dans la capitale sénégalaise depuis 2008.

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L’université Paris-Dauphine a, quant à elle, ouvert à Tunis en 2009 son premier campus à l’étranger, dont la vocation est, dit-elle, «  de rayonner sur le Maghreb, le Proche-Orient et l’Afrique subsaharienne  ». Elle y propose un MBA à temps partiel, International Paris, en partenariat avec l’Institut d’administration des entreprises (IAE) de la Sorbonne.

Moyens financiers

Le même Executive MBA sur un an est aussi offert à Dakar, au Centre africain d’études supérieures en gestion (Cesag), administré par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest, pour le compte des pays membres de cette union économique et monétaire. Il s’adresse aux salariés d’entreprises du secteur privé et public de la région.

«  La formation est très dure  », estime Khady Saliou Dieng, une Sénégalaise de 45 ans, qui la suit. Sa promotion est notamment composée d’Ivoiriens et de Nigériens occupant, comme elle, des postes à responsabilités dans leur pays. Diplômée de l’ENA de Dakar, cette inspectrice au ministère de l’économie de son pays se dit «  très intéressée par les cours d’audit et de gestion de risques, dans le cadre d’une bonne formation pour appréhender l’avenir de l’administration africaine  ».

Cependant, lorsqu’elle aura son MBA, Khady Saliou Dieng espère plutôt intégrer des organismes internationaux. Et elle y a mis les moyens, intellectuels et financiers. La formation coûte 4,5 millions de francs CFA, soit près de 7 000 euros. Une fortune dans un pays où le salaire moyen annuel dépasse à peine 1 000 euros.

Sources : Lemonde.fr

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